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DECEMBRE 2008 [2008-12-01]
Marchés de Noël et Recette du Foie Gras poêlé au Pain d'Epices
Décembre à la miellerie Saint-Joseph est un des mois les plus chargés de l'année ! Pas du fait des abeilles, que nous laissons bien tranquillement hiverner, mais à cause des marchés de Noël.
En en premier lieu, celui de Lyon, sur lequel nous sommes pour la 9ème année consécutive ! Alors bien sûr, nous présentons toute notre gamme de miels de l'année, mais nous avons aussi des produits plus festifs :
- des assortiments cadeaux, notamment un ensemble de 6 tout petit pots de miels, pour faire découvrir des saveurs inédites.
- en surtout les pains d'épices, 4 variétés différentes : nature, aux noix, au chocolat, aux écorces d'oranges. Le saviez-vous ?
Et comme vous être nombreux à nous la demander, voici notre fameuse recette de Foie Gras poêlé au Pain d'Epices !
- Achetez un beau foie gras cru à votre producteur préféré
- Achetez aussi un joli pain d'épices artisanal à votre apiculteur préféré (!), choisissez-le nature (je parle du pain d'épices !) ou encore aux écorces d'oranges, et de forme type cake, afin de faire de jolies tranches régulières.
- Coupez votre foie gras en tranches (2 par convive) et autant de fines tranches de pains d'épices.
Faites asseoir vos invités : ce plat n'attend pas !
- Faites toaster vos tranches de pain d'épices au four ou au grille pain. Attention elles doivent rester moelleuses à l'intérieur !
- Faites bien chauffer votre poêle. Faites dorer vos tranches de foie gras pendant quelques secondes de chaque côté. Attention : cela va très vite !
- Servez le foie gras poêlé sur les toasts de pain d'épices encore chauds, avec une pincée de gros sel sur le dessus.
- Accompagnez dans l'assiette d'un petit chutney de figues ou d'oignons, et de quelques feuilles de mâche.
- Servez le tout avec un verre de Sauternes, ou mieux si vous voulez jouer la carte apicole : un hydromel moelleux, servi bien frais.
- Dégustez pendant que c'est chaud !
Venez nous en dire des nouvelles !
Et si vous avez d'autres recette nous sommes preneurs !
NOVEMBRE 2008 [2008-11-05]
Pourquoi la mortalité des abeilles ?
Vous êtes nombreux à nous interroger : "vos abeilles sont-elles aussi touchées ? Pourquoi cette mortalité ?" Je profite donc du répit hivernal pour tenter de répondre à ces questions.
Oui, nous sommes touchés : nous avons perdu près de 50% de nos colonies au printemps 2008. Alors, nous ne sommes pas restés sans rien faire : nous avons accru notre élevage de reines, et avons crée des essaims artificiels, pour essayer de remonter notre cheptel. Nous hivernons à nouveau cet automne plus de 500 colonies. La grande inconnue est d'imaginer la proportion qui restera au printemps. A la grâce de Dieu ! ...
Alors pourquoi ces mortalités dans de telles proportions ?
Je crois qu'il faut être humble, et savoir reconnaître que nous ne comprenons pas une telle ampleur. Certains apiculteurs "anciens" de mes amis, avec 40 et même 50 années d'expérience, subissent les mêmes taux, alors qu'ils perpétuent les mêmes itinéraires techniques et les mêmes méthodes qu'ils ont toujours employés...
Ensuite, accepter qu'il n'y ait pas une seule mais DES causes. Autrement dit dans le jargon scientifique : un phénomène multifactoriel, les différentes causes s'amplifiant entre elles. Regardez nos bons vieux rhumes ou maux de gorge : les germes sont toujours présents dans nos organismes. Mais dès que l'équilibre est rompu du fait d'un coup de froid pas exemple, et bien les microbes se développent et nous sommes malades.
Quelles sont-elles ces causes ?
1- Un parasite de nos ruches, introduit accidentellement par l'homme, et apparu en France dans les années 80 : le Varroa. Il est endémique dans nos ruches, et se développe au détriment des larves d'abeilles. Nous avons peu de moyens de lutte, et ces moyens ne sont pas eux-mêmes sans conséquences.
2- Des produits de traitement des cultures, notamment des insecticides systémiques. C'est sans doute plus pernicieux qu'il y a 20 ans, où les matières actives détruisaient toute la colonie de façon brutale. Avec les nouvelles générations de produits, l'effet est plus difficile à établir, sans doute plus dilué dans le temps, et donc difficile à mesurer.
3- Les autres maladies des abeilles ou de la ruche, en recrudescence du fait d'un affaiblissement général des colonies.
4- La monoculture intensive, avec les désherbages et broyages systématiques, qui appauvrissent la diversité florale et mellifère.
5- Les modifications climatiques, les périodes de sécheresse extrêmes, ou inversement les saisons très pluvieuses, ...
6- D'autres menaces apparaissent : le frelon asiatique, gros consommateur d'abeilles: Aethina tumida, sorte de scarabée, qui souille l'intérieur de la ruche; ... Et dans chaque cas, ce sont des erreurs humaines qui sont la cause de l'introduction !...
Je m'arrête là. Cette chronique risquerait de devenir tristounette ! Mais vous comprenez pourquoi il n'est pas simple de répondre à vos questions en quelques mots, cette rubrique m'a permis d'être un peu plus complet !
Qui que vous soyez, là où vous êtes, avec les moyens qui sont les vôtres, merci de tout mettre en oeuvre pour la sauvegarde de nos amies ailées. Nous avons vitalement besoin d'elles ! Dans une prochaine rubrique, je vous redirai pourquoi !
OCTOBRE 2008 [2008-10-04]
Penser à la Gelée Royale
Avec le mois d'octobre, ce sont les premiers froids qui se font ressentir, et ainsi l'hiver qui commence à pointer son nez. c'est le bon moment pour chercher à nous prémunir d'éventuelles infections ou fatigues hivernales en renforçant préventivement notre organisme, c'est le bon moment de faire une cure de gelée royale !
D'abord soyons clairs : la gelée royale n'est pas un médicament supplémentaire, avec son cortège de désagréments ou d'effets secondaires. Non, la gelée royale est tout simplement un aliment, totalement naturel, parfaitement bien toléré par l'organisme aux doses usuelles et sans toxicité cachée. Ce n'est pas rien !
Ensuite, pourquoi faire une cure de gelée royale ? Sans être trop long dans le cadre de cette rubrique, les principales indications de la gelée royale sont les suivantes (1):
- Obtenir un meilleur rendement physique ou intellectuel
- Avoir une plus grande résistance à la fatigue physique ou intellectuelle
- Renforcer le terrain biologique dans sa lutte contre les agressions, et notamment les infections microbiennes ou virales
- retarder les effets du vieillissement
Sachez que nous joignons systématiquement une petite fiche explicative à nos pots de gelée royale, qui reprend de façon plus détaillée les principales indications et la posologie.
Que proposons-nous ? Il faut le reconnaître : le marché de la gelée royale est complexe, avec des produits, des prix et des qualités très différents; et une information consommateur un peu "légère". Par souci de transparence, nous avons fait le choix de proposer deux origines différentes :
- La gelée royale française, récoltée en Ardèche, dans le cadre du Groupement de Producteurs de Gelée Royale. Origine et qualité certifiée.
- La gelée royale importée, sous label Bio certifiée "Qualité France"
Pour finir : n'hésitez pas à nous questionner si vous souhaitez plus de précisions. Il serait dommage de passer à côté des vertus de la gelée royale !
(1) Je cite le docteur DONADIEU, de la Faculté de Médecine de Paris, bien connu pour ses travaux sur les produits naturels.
SEPTEMBRE 2008 [2008-09-12]
Que d'eau !
Ce mois de septembre 2008 restera dans nos mémoires pour la violence de ses orages. En trois jours, il est tombé sur notre Drôme des Collines l'équivalent d'une demi année de pluie ... Samedi 06, des pluies diluviennes, dans des terrains déjà gorgés d'eau, ont causé des dégâts irrémédiables : une vague de 1,50 m dans les rues de Saint-Donat-sur-l'Herbasse, le village voisin. Voitures empilées, vitrines fracassées, routes emportées, boue dans toutes les rues, et partout des dégâts majeurs, heureusement sans victimes humaines...
Inquiet pour mes ruchers, j'ai fait le tour dès que l'on a pu recommencer à circuler. Bilan pas trop lourd : une dizaine de ruches renversées par un éboulement de terrain sur un rucher, et une dizaine d'autres qui a "baigné" quelques heures, provoquant la mort de 4 ou 5 colonies. D'autres collègues n'auront sans doute pas eu la même chance que moi !
Quant à la miellerie, heureusement pas de souci ! Lorsque nous avions fait construire nos nouveaux bâtiments en 2004, j'avais tenu compte des indications "d'anciens du village", qui me disaient qu'en cas de très gros orages, il y avait un "passage d'eau" sur le terrain. J'avais donc imposé l'implantation de la miellerie dans la partie haute de celui-ci. Bien m'en a pris, car en ce 6 septembre au matin, c'était un torrent de boue de 10 m de large qui passait sur ce fameux "passage d'eau" sur lequel nous n'avions jamais rien vu couler de tel !
J'espère maintenant que le temps va retrouver son calme, et que les abeilles vont profiter des derniers soleils de la saison, des dernières floraisons, notamment le lierre sur lequel elles peuvent constituer de précieuses provisions hivernales.
AOÛT 2008 [2008-08-08]
La fin de saison
AOÛT 2008 : Le RETOUR DES RUCHES AU BERCAIL !
Avec le mois d'août, c'est le début de la fin de saison apicole qui sonne. Les grosses floraisons sont passées, le soleil généreux de ce mois de juillet a fini de sécher les dernières fleurs. Les jours, inexorablement, commencent à diminuer. La sève ne monte plus dans les rameaux. Les feuilles des trembles ou des acacias commencent à jaunir et à tomber. Tous ces signes - précurseurs de l'hiver - passent inaperçus encore pour la plupart d'entre nous, mais pas pour nos chères abeilles !
Ainsi, dans chaque ruche, la reine diminue fortement sa ponte, et l'activité des butineuses se réduit. Les mâles de la ruche, les fameux "faux-bourdons", commencent à être indésirables... Le temps où ils seront impitoyablement chassés de la ruche n'est plus très loin !
Peu à peu, nous effectuons les transhumances retour : tous les ruchers qui étaient loins de la miellerie, en Provence, en Haute-Montagne, ... sont progressivement ramenés dans les environs, sur leurs emplacements d'hivernage. Les hausses sont ôtées, les derniers miels récoltés et extraits : miel de lavande, miel de forêt-metcalfa, miel de sapin, ...
Et d'ores et déjà c'est la saison 2009 que j'ai en tête. Il faut inspecter chaque colonie, surveiller son état sanitaire, l'importance de sa population, ses provisions, ... afin de préparer au mieux la saison d'hiver qui s'approche. Et, priorité des priorités, dès qu'on a enlevé les hausses : protéger les colonies des attaques de varroa. Ce parasite, sorte de poux des abeilles, est leur ennemi N°1. Il est à son développement maximum au coeur de l'été, et impossible de le contrer tant que les ruches contiennent du miel à récolter. D'où l'urgence maintenant!
Cette année, nous traitons nos ruches avec du thymol. C'est une huile essentielle, principe actif majeur de l'essence naturelle de thym, et à laquelle les varroas - heureusement - sont très sensibles. Mais attention de bien gérer les doses, car l'odeur est forte et dérangeante aussi pour nos abeilles.
Enfin, pour nous, août va être le temps de quelques jours de vacances en famille. Pas très longues, car les abeilles ont encore bien besoin de nos soins. Mais nécessaires car la fatigue s'est accumulée, notamment les dernières semaines avec le labeur des récoltes et des transhumances, accentué par les fortes chaleurs. Pour autant, la miellerie reste ouverte : nous partons à tour de rôle. Les vacanciers de passage en Drôme des Collines peuvent continuer à se ravitailler en bons miels et produits de la ruche avant de reprendre leur propre chemin de retour !
JUILLET 2008 [2008-07-21]
Nos abeilles travaillent sur les lavandes
Dans la saison apicole, la dominante du mois de juillet reste incontestablement pour nous le miel de lavande, ou plus exactement de lavandin, c'est à dire de lavande cultivée. Cette année, j'ai transhumé les ruches entre le 20 et le 25 juin. Grosses opérations que ces transhumances! Il faut charger les ruches à la tombée de la nuit, guère avant 21h45 puisque ce sont les jours les plus longs de l'année. Puis faire le voyage vers la Drôme Provençale, la région de Montélimar, décharger, et revenir dormir entre 2 et 3 heures du matin ! Et le lendemain, une nouvelle journée de travail nous attend !
Mais cette année, ces efforts seront récompensés : il avait bien plu au mois de juin, il y a eu quelques orages début juillet. Les lavandes sont belles, elles donnent du nectar, et nos abeilles s'en donnent à coeur joie ! On devrait avoir une belle récolte cette année. Cela compensera en partie les maigres productions de miels de printemps !
Nous allons récolter les hausses à la fin du mois, et dans la foulée extraire ce merveilleux nectar doré et si aromatique. Peut-être cette année encore notre miel de lavande gagnera-t-il une médaille au COncours Général Agricole ?





